Législation et liberté aujourd’hui

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Georg Wilhelm Friedrich HEGEL [ 1770-1831 ] avait cette idée politique à laquelle l’Union de la Droite Patriote adhère pleinement: " L’Etat moderne est l’avènement de la liberté ": dans la mesure où l’Etat est synonyme de système de lois et de règlements visant à maintenir l’ordre et la sécurité des citoyens, cette pensée ne peut qu’exacerber sa philosophie politique. En effet, cet Etat moderne est la liberté parce qu’il prévient chaque citoyenne, chaque citoyen tendant à empiéter sur la liberté d’autrui, par les lois qu’il érige en dogme irréfragable. Et plus les codes législatifs et réglementaires s’avèrent stricts et répressifs, plus la liberté règnera dans le pays car la liberté de tout un chacun s’arrêtera là où commence celle d’autrui.

 

Cet Etat moderne a alors vocation à satisfaire cette société voulue par Thomas HOBBES [ 1588-1679 ] où la liberté de l’individu est garantie parce que limitée. Hors de la société civile, la liberté totale dont pourrait jouir ce même individu est en réalité opposée à la liberté car elle menace celle d’autrui. De facto, le laisser-faire et le laxisme ne peuvent pas être la liberté. Le Non Etat est générateur d’un désordre au sein duquel chaque personne peut se prévaloir de dominer autrui pour imposer quelque ordre nouveau à son profit. En ce sens, l’Etat moderne protège la nation de tout arbitraire corporatiste, groupusculaire, individuel ou sectaire, donc de tout totalitarisme, à condition bien sûr qu’il laisse chacun libre de penser, comme le clamait haut et fort Baruch SPINOZA [ 1632-1677 ].

Toutefois, l’adhésion de l’Union de la Droite Patriote  à la pensée d’HEGEL s’arrête à partir du moment où ce grand philosophe politique critique l’idée de " souveraineté populaire ". Certes, il a raison de penser que la maxime du " pouvoir par le peuple et pour le peuple " est utopique. L’Union de la Droite Patriote estime que la personne qui affirme un tel principe est soit un démagogue aux arrières pensées peu recommandables, soit un utopiste. Dans le premier cas, c’est le totalitarisme au bout d’un rêve illusoire; dans le second cas, c’est le spectre de l’anarchie. Non, la " souveraineté populaire " est impossible dans le réel, surtout si elle est directe. Même indirecte, comme elle l’est au fondement de cette république, elle se révèle de plus en plus éloignée des réalités: le système électoral français l’a encore démontré lors des dernières élections législatives, où toutes les petites formations politiques, sans exception, ont été laminées. Avec quand même près de cinq pour cent des voix, la droite nationale et radicale ne sera toujours pas représentée à l’assemblée nationale, et le Modem de François Bayrou ne peut que se résigner à une poignée de députés alors que 8% des suffrages pouvaient lui faire espérer jusqu’à cinquante élus. C’est clair: la nation française est très mal représentée au parlement. Pire, si vous vous opposez à la majorité présidentielle, alors vous ne pouvez qu’être socialiste…

Par ailleurs, en matière de législation, l’idée d’HEGEL selon laquelle le tribunal, organe essentiel dans l’organisation de la juridiction judiciaire, soit un lieu de réconciliation du délinquant avec la loi et donc avec la société où il vit paraît inexacte dans nombre de cas: le poly récidivisme en est la démonstration flagrante. Certes, lorsque la sentence est prononcée par le juge, que le délinquant est sanctionné, la loi est réconciliée avec elle-même parce qu’elle s’avère alors " logique avec elle-même ": la boucle est bouclée, la contradiction n’est plus, la loi est respectée.

Par conséquent, la répression, c’est la liberté. Oui, l’Etat moderne, c’est l’avènement de la liberté. Oui, l’Etat est fondamentalement nécessaire afin de préserver la sécurité et la liberté de tous. Néanmoins, à l’Union de la Droite Patriote, il est décelé chez HEGEL une tendance à diviniser l’Etat: Pour HEGEL, l’Etat est " l’idée morale objective "; il incarne la raison pure. Il est " le rationnel en soi et pour soi ", comme il l’écrivait dans Principes de la philosophie du droit [ 1821 ]. Il est certain qu’il faut se méfier de l’Etat Providence qui peut s’avérer être une servitude étouffant l’initiative et la responsabilité individuelles. Comme l’aura écrit Alexis de TOCQUEVILLE dans De la Démocratie en Amérique, oui à l’Etat moderne, non à l’Etat moderne divinisé et providentiel qui ne laisse aucune place à l’indépendance d’esprit et donc à la liberté.

 

   

BIENTOT, C’EST LE 3° CONGRES DE SAINT-BRIEUC


Un congrès annuel depuis 2001
Un comité directeur élu pour 4 ans depuis 2002
Un secrétaire général élu pour 4 ans depuis 2002
Un président de congrès désigné en son sein par le comité directeur depuis 2007
Une première participation aux élections municipales et cantonales de 2008
Une centaine d’adhérents et militants


 

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